mardi 28 mai 2013

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A Toi, cet ami que je n'ai pu voir que deux fois
Mais que j'aurais aimé, ô combien, revoir quelquefois

Le destin nous adresse parfois de curieux signes
Peu importe, je T'ai connu donc je Te dédie ces lignes

      Cette première fois, en début d'après-midi
      Après T'être remis d'une longue thérapie

Tu sortais tout juste de l'hôpital
Avec le sourire et l'intonation joviale

A l'instar de ces premiers rayons de soleil
Réapparaissant après 6 mois de sommeil

Crâne rasé, regard profond et silhouette si fine
Ton corps marqué comme par les coups d'une bataille

Dans la lutte contre la douleur pas besoin de morphine
Les bons amis suffisent et T'aiment où que tu ailles

Même si de là où T'es Tu manges les pissenlits par les racines
Ceux là se souviendront tout de Toi, du moindre détail

      Cette seconde fois, la maladie T'avait bel et bien emporté
      Il n'y a aucune moralité à tirer d'une mort alitée

Pourtant je T'ai vu une dernière fois inerte sur ce matelas
Une scène mortuaire comme on n'en voit qu'au cinéma

Tu comptais énormément pour beaucoup de gens.
Ils étaient vraiment nombreux à T'avoir dans le sang

Au grand dame de nous tous, le Tien transportait la mort
Et l'incompétence de la médecine n'a pas pu changer Ton sort

Toi, qui au pays des gens calmes aurais pu être le roi
Voilà qu'à présent Tu reposeras à jamais de sang froid

Bon-sang. Il ne devrait pas être permis de mourir aussi jeune
A peine plus âgé que moi, on aurai pu en vivre des trucs funs

A Toi qui a toujours su que la vie à pleine dent il fallait la mordre
Même si bien souvent elle nous donnait du fil à retordre

Les nouvelles de décès précoce sont à vous glacer le sang
Et le fait de peu se connaître n'en est pas moins bouleversant

Le 9 juin Tu aurais dû souffler tes 24 bougies, 24 ans d'espoir
Mais voilà que se tiendra, finalement, un concert à ta mémoire

      A Toi Matteo. Repose en paix.



jeudi 9 mai 2013

Venise & co.

Au voleur ! Au voleur ! A l'assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste Ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent-ique. Qui peut-ce être ? Qu'est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N'est-il point là ? N'est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent-ique, coquin. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! Mon pauvre argent-ique, mon pauvre argent-ique, mon cher ami ! On m'a privé de toi; et puisque tu m'es enlevé, j'ai perdu mon support, ma consolation, ma joie; tout est fini pour moi, et je n'ai plus que faire au monde : sans toi, il m'est impossible de vivre. C'en est fait, je n'en puis plus; je me meurs, je suis mort, je suis enterré. N'y a-t-il personne qui veuille me ressusciter, en me rendant mon cher argent-ique, ou en m'apprenant qui l'a pris ?
On m'a volé mon argentique.

[1668 - 2013]

Vous l'aurez compris, après à peine un an de bons et loyaux services, je déplore avec grande tristesse la perte de mon fidèle coéquipier de voyage à la suite de ce dernier, à Venise, que je serai, de fait, loin de considérer comme le meilleur.
Après une première merveilleuse journée dans la Cité des Doges, à réaliser sans doute les plus beaux clichés de ma collection, une simple étourderie de 5 minutes le lendemain matin dans les lieux communs du camping aura fait s'évanouir tout espoir de vous les révéler.

Voici toutefois en dernier recours quelques photographies réalisées à contre-cœur, à l'aide d'un téléphone portable, qui n'égaleront d'aucune façon la qualité d'image de mon précédent appareil photographique :




  





Peut-être ferais-je un calendrier 2014 avec les plus belles photos réalisées ici en Italie. Si certains sont intéressés vous pouvez d'ores et déjà me contacter. Les bénéfices réalisés pourront ainsi me permettre d'envisager l'achat d'un nouvel appareil aux performances accrues pour ainsi vous faire partager de nouveau le meilleur de mes compétences photographiques. Merci.

samedi 20 avril 2013

Nouvelle croisière, vu d'un pont de Pâques beau - n°2


Suite du périple : de Naples à Saint-Marin que au vu de sa proximité maritime, j'appellerais : deuxième article - dépêche (car "article de mer 2" faisait un peu trop vulgaire).

Directement au cœur de Naples où trône son grand dôme

Renfermant le mystérieux sang de saint Janvier

Crèches et santons, les traditions de la ville de Naples

Son effigie : Pulcinella (Polichinelle)
et Oliver Hardy à ses côtés

Le sens de la dérision religieuse...

Et politique

Et ceux-là, vous les reconnaissez ?

La grandiose Galleria Umberto I (1887-1890)

A proximité du théâtre de San Carlo de 1737

Ciel couvert et vent frais m'ont fait découvrir une Piazza del Plebiscito déserte

Les raquettes de tennis sont voilées, le Vésuve aussi, seuls les bateaux ne le sont pas

Quand les semelles s'en mêlent et s'emmêlent (il est temps d'en changer)

Balcons des riches demeures donnant directement sur la mer

Aussi noire qu'une ancre de Chine.
NB : "Nantes" signifie nageurs en latin

Castel dell'Ovo le premier et plus vieux rempart de la ville sur la mer

« Vois Naples et puis meurs » Goethe. J'préférerais y retourner mais avec le soleil

Castel Nuovo, l'autre emblème de la ville

Mais quittons Naples et sa météo
à en jeter son découragement par la fenêtre

• N'en oublions pas Pâques tout de même !

Les gâteaux napolitains typiques de cette fête : pastiera et casatiello

• Changement de région : en avant Marches !

Et voilà l'Italie côté mer Adriatique avec la belle plage de Sirolo

Avec à l'horizon, la Croatie qu'on aperçoit (ou qu'on croit s'imaginer)

Le vent remuant ciel et mer fait qu'ils ne sont plus aussi bleus que sur la carte

Ensuite, excursion au fort Napoleonico, aujourd'hui reconverti en hôtel

Conseillé, authentifié, certifié, qualifié, étoilé... la classe quoi !

Presque un coin de paradis si on en oubliait l'origine militaire

Ceux qui louent ici (en été) font donc assurément le choix d'un bon appart'

Ah ! Une carte napoléonienne, ça fait du bien un peu de français !

Enfin presque...

Notre légion d'honneur, créée en 1802,
distinguant le mérite civil ou militaire

Puis direction la Maison de Leopardi, ce grand poète italien né à Recanati

Voir la bibliothèque de son père dans laquelle il a tant appris

Et en profiter pour lire quelques ouvrages de Descartes en version originale

Même l'authentique Encyclopédie de Diderot et d'Alembert y est

Enfin : Saint-Marin,
où il n'y a pas moins de travaux qu'ailleurs

Question immatriculation, vaut mieux pas être à côté de la plaque

Faut le savoir mais c'est bien là l'entrée de la vieille ville

Amis visiteurs : bienvenue dans le troisième plus petit État d'Europe !

Visite gratuite du musée d'État

Pièces à l'effigie de Napoléon : vainqueur, pacificateur, empereur, roi (entre autres)

Le Palazzo Pubblico, siège administratif

Grimpons en haut de la cité histoire d'avoir Rimini dans le collimateur

Bien que nous soyons en Marches, notez qu'il existe un funiculaire (de 161m)

Les négociants dont les curieux articles ont la particularité d'être détaxés

Armes en vente libre, voila de quoi mettre le feu aux poudres

Il va falloir penser à rentrer à présent, mais où suis-je rendu dans ce labyrinthe ?

Et retour à la réalité : quitter Ancona, son port, sa plage et son soleil

Pour assister à la conférence pas de n'importe qui (tout de même) :
la directrice de la Fondation Juan Miró à Barcelone, s'il vous plaît !

C'est ainsi que s'achève un road-trip pascal riche en émotions. Ayant connu des rebondissements aussi bien géographiques que climatiques, ce fut tout de même une très très bonne expérience. Que de bons souvenirs une fois de plus. Bon c'est vrai, je n'ai pas eu l'occasion d'aller chercher les œufs en chocolat dans le jardin (faut dire qu'en terrasse c'est pas le même charme) cependant, je ne redemande qu'à vivre plus souvent des semaines de Pâques comme celle-ci !